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Oriane – 35 ans

Responsable Communication
& Développement

Jamais plus vite qu’à fond

Ah le monde de la com… On vous demande de mettre la dose mais pas trop non plus. D’y aller à fond tout en étant dans la retenue. Sortez des sentiers battus mais respectez quand même les codes! Bref, avec ses « be creative » ou encore « sky is the limit », la com est le monde du « tout et son contraire ». Et dans tout ça, beaucoup se paument. Alors, l’Association Anaislyse Coaching & Formation sur Toulouse a eu une riche idée: si on allait voir une pro en la matière? Accrochez-vous, ça dépote!

Salut Oriane ! Dites-nous en quoi consiste votre job et quelles sont vos tâches au quotidien ?
Hello Fifa ! Hou la, vaste question ! Quand on travaille dans la communication, les journées se suivent et ne se ressemblent pas car l’imprévu est quotidien !
Mon objectif en tant que Responsable Communication est de faire connaitre l’École pour laquelle je travaille à l’extérieur. Cela passe par l’utilisation de différents leviers : réseaux sociaux, blog, affichage, événementiel… Tout en respectant une stratégie de communication établie sur notre calendrier, nos objectifs et des lignes éditoriales précises et complémentaires.
Par exemple, j’anime le compte Instagram de l’ISEG Toulouse au quotidien pour montrer l’effervescence et la richesse de la vie de l’École, il se passe chaque jour quelque chose. Un projet qui se lance, une personnalité qui intervient, un étudiant à valoriser…
En revanche, je calque mes campagnes d’affichage sur nos temps forts, par exemple mettre en avant une journée portes ouvertes, afin de générer du trafic sur site.

Pour cela, je travaille en étroite collaboration avec une équipe de communication nationale, située au siège de IONIS Group (Paris), avec les responsables communication des autres campus ISEG pour les échanges de bonnes pratiques et avec des prestataires (graphistes, imprimeurs, régies publicitaires). Sans oublier bien sûr l’équipe interne à l’ISEG Toulouse !

Dans une École, la communication vient véritablement appuyer le développement commercial. Si l’École n’est pas visible à l’extérieur par nos prochains et potentiels étudiants, ils ne risquent pas de s’intéresser à nous ni de candidater !

les journées se suivent et ne se ressemblent pas car l’imprévu est quotidien !

Pourquoi la com ?
Parce que j’adore ça ! C’est un métier avec une forte dimension relationnelle, sociale, qui bouge et qui innove en permanence. Quand on travaille dans la communication, les journées passent (trop) vite, vous êtes amenée à rencontrer de nombreuses personnalités différentes, c’est très enrichissant, si tant est qu’on fasse preuve de curiosité.
C’est également un métier qui demande beaucoup d’implication, d’organisation, de rigueur, de leadership. Lorsque vous avec plusieurs projets à gérer avec des deadlines serrées, il faut savoir prioriser, être efficace, réactif ; Mon maître mot ? L’anticipation !

La com est un métier qui demande beaucoup d’implication, d’organisation, de rigueur et de leadership.

Il faut savoir s’organiser pour mener chaque mission à son terme.

Quel a été votre parcours pour arriver à votre poste actuel ?
Un parcours qui s’est dessiné un peu au fur et à mesure. Un bac L, 2 années de classes préparatoires aux Grandes Ecoles (Hypokhâgne et Khâgne), une L3 à Nantes en InfoCom, deux Masters 1, un à Nantes et un à Toulouse, puis un Master 2 en Droit de l’Internet.
Un parcours dans l’enseignement public que j’ai cherché à émailler et enrichir de nombreux stages diversifiés pour « en voir le plus possible » et compenser le fait que, à mon époque, les projets professionnels étaient peu présents dans les études, contrairement à maintenant (à l’ISEG, un étudiant qui rentre en 1ère année a plus de 500h de projets sur 5 ans, ce qui est énorme et très formateur). Stages d’observation dans les médias comme RTL ou France télévision, stage dans l’audiovisuel chez Masterimage, chez Airbus, chez DHL…

J’ai ensuite commencé ma carrière (hou là ça fait bizarre de dire ça) professionnelle dans un club d’entreprises, à Colomiers en tant que chargée de communication. Puis j’ai intégré une petite agence web où j’ai découvert le référencement naturel (SEO pour Search Engine Optimization) et où j’ai commencé à m’intéresser aux réseaux sociaux et leur usage par les marques. J’ai ensuite rejoint un pure player ( une entreprise dont l’activité est exclusivement menée sur l’Internet et par extension désigne une entreprise qui concentre ses activités sur un seul métier ou en tout cas sur un seul secteur d’activité – NDLR) du digital en tant que social media manager. Une expérience très riche qui a été très formatrice. J’ai pu collaborer avec des annonceurs prestigieux, d’envergure nationale, acquérir de la méthode de travail, mieux me structurer. En parallèle, j’ai commencé à intervenir dans des Écoles aussi bien de communication que de commerce, dont l’ISEG Toulouse. J’ai découvert que j’aimais transmettre, former, partager mon expérience et mes compétences. Un véritable challenge qui s’avère très gratifiant.
Et puis, l’aventure agence s’est arrêtée et l’opportunité de rejoindre l’ISEG Toulouse en tant que chargée de communication et développement s’est présentée. Presque 5 ans après, je pilote la communication de l’École en région, son développement commercial et participe aux projets pédagogiques. Un poste à responsabilités passionnant !

Qu’est-ce qui vous fait « vibrer » dans votre boulot et quelles genres de « difficultés » pouvez-vous rencontrer ?

Ce qui me fait vibrer dans la communication, c’est l’aspect relationnel.
Ainsi, chez DHL, en communication interne, j’adorais valoriser les salariés, discuter avec eux, comprendre leur métier, connaitre leurs passions, mettre en avant des réussites, des innovations. Et ce qui me portait c’était de voir qu’un article publié sur l’intranet pouvait générer de la fierté chez un salarié. C’est là où j’ai véritablement appréhendé le fait que les premiers ambassadeurs d’une entreprise, ce sont ses salariés et qu’il faut en prendre soin.
A l’ISEG, le relationnel avec les étudiants est fabuleux et se double d’une responsabilité de conseil, d’accompagnement. Mon poste, très transverse, me permet de toucher à tout au sein de l’Ecole et d’avoir la responsabilité de nombreux projets à gérer et faire progresser, c’est extrêmement stimulant !

En règle générale, ce que j’aime dans la com c’est que je ne m’ennuie pas, l’évolution est permanente, c’est un challenge intellectuel et professionnel de tous les instants.

Cela peut aussi être une « difficulté », l’accumulation de projets, de tâches à accomplir. Les journées sont souvent longues, le stress reste présent, il faut savoir s’organiser pour mener chaque mission à son terme dans les meilleures conditions possibles. La communication, ce n’est pas un métier à paillettes, c’est le rouage qui fait qu’un événement se déroule parfaitement pour ses invités, qu’une entreprise délivre un message clair et cohérent à ses salariés, à ses clients, à ses investisseurs… Ce n’est pas un métier anodin sous des aspects parfois frivoles mais c’est cette richesse qui en fait toute la saveur.
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Bref, ce n’est que du bonheur 💗

Et comment faites-vous pour fédérer les différents acteurs (dirigeants, équipe, partenaires etc) autour d’un plan de communication ?
Pour être concise, je dirais que, pour séduire et emporter l’adhésion, un plan de com doit d’ores et déjà répondre à une problématique donnée. Cela peut sembler être logique mais c’est toujours bon de le rappeler, les hors sujets peuvent arriver. Ensuite, être une réponse efficace et pertinente à des objectifs à atteindre, être différenciant pour marquer les esprits et se démarquer des concurrents, financièrement viable (respect du budget, retour sur investissement) et cohérent.
Ensuite, la qualité de la présentation joue beaucoup : maîtriser son sujet, illustrer ses propositions, argumenter, être précis dans ses chiffres. Être convaincu pour convaincre votre auditoire.

Selon vous, qu’est-ce qu’une com réussie ? Avez-vous un exemple ?

Selon moi, une com réussie c’est une com qui impacte sa cible, qui illustre de façon évidente l’ADN d’une marque et qui génère un retour sur investissement.
Des exemples de com réussie, il en existe plein, mais j’ai mes préférés 🙂
Oasis qui a su créer un langage propre ; Monoprix qui joue sur les mots, avec un design de packaging très calibré ; Aubade également, qui a révolutionné en son temps la publicité pour la lingerie ; Nespresso, qui est un exemple parfait aussi bien dans le ton des publicités, que dans le choix de l’égérie (Georges Clooney à l’époque), les boutiques qui empruntent tous les codes du luxe, le packaging, le relationnel client ; mon dernier exemple en date et certainement mon préféré reste ce qu’a fait l’agence Romance pour Intermarché : out les spots pub insipides et niais de 30 secondes, l’agence a su nous embarquer dans un univers, nous faire adhérer à ses personnages, peut être même nous permettre de nous identifier à eux et susciter des émotions. Que celui qui n’a pas versé sa petite larme à la fin de la pub me jette la première pierre 😊

Si cela vous intéresse, vous avez plein d’exemples de pubs et de développements de marques sur le site Ionis Brand Culture

Alors, quelles sont les qualités et compétences nécessaires pour exercer le métier de Responsable de Communication et de Développement ?
De la curiosité, de l’anticipation (beaucoup), de l’organisation et de la réactivité (encore plus). Il faut à mon sens s’intéresser réellement aux personnes que vous avez en face de vous : étudiants, futurs étudiants, parents, intervenants, partenaires… Pour ma part je ne sais pas fonctionner sans me sentir investie, sans m’impliquer totalement, sans avoir une « cause » à défendre en laquelle je crois et dont j’ai plaisir à parler, expliquer, développer.
D’un point de vue compétences professionnelles : des compétences rédactionnelles irréprochables, un excellent relationnel, une appétence pour les chiffres (on ne pilote correctement qu’avec des données chiffrées), une capacité à innover, maîtriser l’événementiel et décliner une communication ad hoc sur différents supports grâce à une connaissance fine des différents outils et de leurs caractéristiques… et être au fait des évolutions social media évidemment.
Pour la partie commerciale, être capable de bâtir un argumentaire et de le défendre, ne pas avoir peur du téléphone, savoir convaincre et s’adapter à son interlocuteur, être organisé, méthodique, avenant (un sourire se voit et s’entend, même au téléphone)…

Les conseils d’Oriane aux lecteurs qui souhaitent exercer le même job ?
Ne comptez pas vos heures, investissez-vous, nourrissez-vous de vos pairs, faites de la veille, multipliez les expériences, n’ayez pas peur de vous tromper, cultivez votre unicité.
Si vous êtes étudiant, choisissez une formation avec des projets réels, des stages, de l’immersion professionnelle.
Si vous êtes en reconversion pro, votre double compétence peut être un atout, ne la négligez pas.
Si vous désirez rencontrer des professionnels et vous améliorer dans votre usage des réseaux sociaux, l’agence Anouk Dequé organise une journée dédiée, les Numeric’Days, le 16 juin à l’ISEG. L’occasion de mieux maitriser Twitter et LinkedIn dans sa recherche de job ou de stage par exemple.

Le hashtag de la fin?
#workhardplayhard #nevergiveup

Merci Oriane pour ce bon moment ! #YouplaCom A très vite !

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